- Traversée de l'Artois flamand -
Artois flamand : la Flandre s’arrête aux premiers affleurements de craie de l’Artois. Cette terre de transition hésite entre la craie « crétacé » et la « clyte » (= argile des Flandres), ça s’observe dans le paysage une fois aterri dans la « Plaine de la Lys » (Aire-sur-la-Lys) ou de l’Aa (Saint-Omer). Ici, l’on retrouve les deux éléments mêlés dans l’architecture locale.

Cliquer sur les images - effet zoom
-Forêts & Tourbières-
Il existe de longue date de vastes forêts sur les territoires situés au nord
de Saint-Omer. Reste un beau spécimen en la «Forêt domaniale de Clairmarais»…
Sur ces basses terres, à peine plus élevées que le niveau de la mer (côte +2 m NGF), ces forêts étaient de type marécageux.
Dés le 7ème siècle, les moines (bénédictins dans un premier temps) cisterciens de l’abbaye de Clairmarais se mettent à creuser le sol pour exploiter la tourbe.
Tout comme aux Pays-Bas voisins, la tourbe était extraite pour servir de combustible, un peu comme l’a été la houille beaucoup plus tard (du XVIIème siècle à fin XXème siècle). (Géologiquement, la tourbe est dérivée du même processus de formation que la houille, mais à un stade beaucoup moins avancé dans le temps, il en résulte que la tourbe a un pouvoir calorifique bien moins élevé que la houille, laquelle est plus riche en carbone…). La tourbe était conditionnée en briquettes séchées, et est demeurée longtemps le combustible historique! Les paysages hérités de cette pratique, et de cette époque, sont encore prégnants dans les marais du Romelaëre (réserve naturelle...), ainsi qu’au coeur de la forêt de Clairmarais. (Surprenante découverte que ces étangs d’Harchelles…!)
En flânant en compagnie de la jeunesse (mon fils et ses 2 cousines jumelles), je médite sur le fait de me trouver peut-être sur la sylve gauloise la plus septentrionale de France! Aujourd’hui, les étangs sont sous 20 cm de glace, tout cela est propice au patinage!
Sur ces basses terres, à peine plus élevées que le niveau de la mer (côte +2 m NGF), ces forêts étaient de type marécageux.
Dés le 7ème siècle, les moines (bénédictins dans un premier temps) cisterciens de l’abbaye de Clairmarais se mettent à creuser le sol pour exploiter la tourbe.
Tout comme aux Pays-Bas voisins, la tourbe était extraite pour servir de combustible, un peu comme l’a été la houille beaucoup plus tard (du XVIIème siècle à fin XXème siècle). (Géologiquement, la tourbe est dérivée du même processus de formation que la houille, mais à un stade beaucoup moins avancé dans le temps, il en résulte que la tourbe a un pouvoir calorifique bien moins élevé que la houille, laquelle est plus riche en carbone…). La tourbe était conditionnée en briquettes séchées, et est demeurée longtemps le combustible historique! Les paysages hérités de cette pratique, et de cette époque, sont encore prégnants dans les marais du Romelaëre (réserve naturelle...), ainsi qu’au coeur de la forêt de Clairmarais. (Surprenante découverte que ces étangs d’Harchelles…!)
En flânant en compagnie de la jeunesse (mon fils et ses 2 cousines jumelles), je médite sur le fait de me trouver peut-être sur la sylve gauloise la plus septentrionale de France! Aujourd’hui, les étangs sont sous 20 cm de glace, tout cela est propice au patinage!
Cette forêt s’étend encore actuellement sur 1200 hectares, la chênaie humide est dominante...
(Clairmarais – Harchelles, entre Houtland & Artois flamand)

«Tête de Flandre»
Dévalant la campagne depuis Cassel, plein sud, on aborde la plaine de la Lys…
Une tour se détache de l’horizon, comme un point de mire immanquable, exception faite les jours de brouillard…! Un tour de 65 mètres capte en effet l’attention de tout pèlerin en provenance du Nord.
De style «anglo-flamand», une ossature trapue en pierre calcaire nous signale que nous ne sommes plus tout à fait dans les Flandres... et pas encore pleinement en Artois! Aire-sur-la-Lys est en vue, avec sa célèbre collégiale Saint-Pierre, la petite cité -à cheval sur deux «comtés»- a connu maintes affrontements dans le cours de l’histoire… Située sur la ligne du «Pré carré» de Vauban, les nombreuses casernes de l’époque héroïque témoignent de son passé de ville de garnison.
L’Artois flamand hésite entre la craie artésienne et la brique flamande, distinction imparable d’un point de vue géologique!
Une tour se détache de l’horizon, comme un point de mire immanquable, exception faite les jours de brouillard…! Un tour de 65 mètres capte en effet l’attention de tout pèlerin en provenance du Nord.
De style «anglo-flamand», une ossature trapue en pierre calcaire nous signale que nous ne sommes plus tout à fait dans les Flandres... et pas encore pleinement en Artois! Aire-sur-la-Lys est en vue, avec sa célèbre collégiale Saint-Pierre, la petite cité -à cheval sur deux «comtés»- a connu maintes affrontements dans le cours de l’histoire… Située sur la ligne du «Pré carré» de Vauban, les nombreuses casernes de l’époque héroïque témoignent de son passé de ville de garnison.
L’Artois flamand hésite entre la craie artésienne et la brique flamande, distinction imparable d’un point de vue géologique!
Je chemine le long de la Lys, via le chemin de halage…
(Widdebroucq, Aire-sur-la-Lys, Artois flamand)

-Aire-en-Artois flamand-
Prospères vers la fin du Moyen Age, et de la période renaissance qui suit, les «béguinages» sont de petites cités à part dans la Cité…
Menant une vie communautaire un peu autarcique, dans un idéal de vie apostolique, les Béguines sont bien présentes à Aire dés le XIIIème siècle, comme dans les autres villes des Flandres, françaises, belges, et néerlandaises…
Prospères vers la fin du Moyen Age, et de la période renaissance qui suit, les «béguinages» sont de petites cités à part dans la Cité…
Menant une vie communautaire un peu autarcique, dans un idéal de vie apostolique, les Béguines sont bien présentes à Aire dés le XIIIème siècle, comme dans les autres villes des Flandres, françaises, belges, et néerlandaises…
(Place des Béguines, Aire-sur-la-Lys, Artois flamand)

-Beffroi-
Tour de guet, aussi bien que signe de prospérité urbaine, le beffroi rythme la vie des habitants grâce à la «ban-cloque» qui sonne les heures et carillonne sur un air de «il pleut, il pleut bergère...»…!
Le beffroi airois, tel qu’il se présente actuellement, date du XVème siècle.
Aire, ville «frontière», tout comme Saint-Omer, tantôt française, tantôt flamande, sans oublier la période de l’occupation espagnole, en fait une cité de caractère à l’esprit résolument ouvert! Aire revient à la couronne de France en 1713, ce qui lui vaut la construction d’un nouvel hôtel de ville.
Aire, ville «frontière», tout comme Saint-Omer, tantôt française, tantôt flamande, sans oublier la période de l’occupation espagnole, en fait une cité de caractère à l’esprit résolument ouvert! Aire revient à la couronne de France en 1713, ce qui lui vaut la construction d’un nouvel hôtel de ville.
(Aire, Artois flamand)

-Renaissance flamande-
Corps de garde dont la construction a débuté en 1597, sous le régne prospère des Archiducs «Albert & «Isabelle», le bailliage d’Aire-sur-la-Lys est bien de son époque, dans le style «Renaissance flamande»!
Forme de maison de justice, l’ancêtre du tribunal… Assemblage de brique et de pierre blanche (la craie artésienne…), ce monument situé à l’angle de la Grand-Place est actuellement le siège de l’Office de tourisme local.
(Aire, Artois flamand)
Corps de garde dont la construction a débuté en 1597, sous le régne prospère des Archiducs «Albert & «Isabelle», le bailliage d’Aire-sur-la-Lys est bien de son époque, dans le style «Renaissance flamande»!
Forme de maison de justice, l’ancêtre du tribunal… Assemblage de brique et de pierre blanche (la craie artésienne…), ce monument situé à l’angle de la Grand-Place est actuellement le siège de l’Office de tourisme local.
(Aire, Artois flamand)


-1614-
Il est des lieux qui laissent plus de traces que d’autres…
Il est des lieux qui laissent plus de traces que d’autres…
Me voici rendu dans mon «vieux» collège, en tous cas celui où j’ai usé mes fonds de culotte quinze ans durant!
Fondé en 1614 par les Jésuites, le collège Sainte-Marie d’Aire-sur-la-Lys est l’une des plus anciennes «École» de France.
Retour aux sources, dans ces bâtiments du XVIIème, une architecture étonnamment en résonance avec un collège flanqué dans une autre cité bordant la Lys:
Retour aux sources, dans ces bâtiments du XVIIème, une architecture étonnamment en résonance avec un collège flanqué dans une autre cité bordant la Lys:
Gand (province de Flandre orientale, Belgique)!
(Aire, Artois flamand)
(Aire, Artois flamand)

-Pépites-
Il est aussi des personnes, en l’occurrence des professeurs, qui marquent leur temps…!
Mai 2014… Grand chamboulement au collège Sainte-Marie d’Aire-sur-la-Lys, qui fête son 400ème anniversaire! Surprise de taille lors de ces journées festives!
Et pas des moindres, je renoue avec toutes mes jeunes années, et me frotte à ce qui représente les fondations de mon existence!
Mai 2014… Grand chamboulement au collège Sainte-Marie d’Aire-sur-la-Lys, qui fête son 400ème anniversaire! Surprise de taille lors de ces journées festives!
Et pas des moindres, je renoue avec toutes mes jeunes années, et me frotte à ce qui représente les fondations de mon existence!
En foulant le sol de ces cours de récrée d’antan, j’ai quelque part la sensation d’être chez moi, en présence de toutes ces figures connues, comme celle de «Jean» notre cher prof de sport! En un mot: "Gratitude" !
(Aire, Artois flamand)

-Dornes-
Il existe une vaste étendue de terre «inculte», un plateau couvert de landes à bruyères et à ajoncs, situé entre les deux villes soeurs d’Aire et de Saint-Omer! Ces landes relictuelles forment un croissant de 10 kms de long…
L’altitude de ce site, quoique modeste, n’en ouvre pas moins pour autant sur un panorama à perte de vue: La plaine flamande en direction du nord, les collines de l’Artois et de l’antique «Thérouanne» (Capitale de la «Morinie»)en direction du sud!
Terre providentielle de mon enfance, bordée de bois de toute part, les dornes d’Heuringhem ont été le théâtre de 12 ans de ma vie, de l’enfance à l’adolescence…
Il existe une vaste étendue de terre «inculte», un plateau couvert de landes à bruyères et à ajoncs, situé entre les deux villes soeurs d’Aire et de Saint-Omer! Ces landes relictuelles forment un croissant de 10 kms de long…
L’altitude de ce site, quoique modeste, n’en ouvre pas moins pour autant sur un panorama à perte de vue: La plaine flamande en direction du nord, les collines de l’Artois et de l’antique «Thérouanne» (Capitale de la «Morinie»)en direction du sud!
Terre providentielle de mon enfance, bordée de bois de toute part, les dornes d’Heuringhem ont été le théâtre de 12 ans de ma vie, de l’enfance à l’adolescence…
Que de noms de lieu résonnent en cet instant où je m’y retrouve..En famille!
«Bois de l’Escouart», «bois de Longate», «Bibrou» (Biebroucq à l’origine), «la Ferme aux canards», «les carrières», «la rue à Leux» (rue à Loups!)!
«Bois de l’Escouart», «bois de Longate», «Bibrou» (Biebroucq à l’origine), «la Ferme aux canards», «les carrières», «la rue à Leux» (rue à Loups!)!
De mémorables journées à arpenter un territoire vierge de constructions…
Il faut dire que c’était dans les années 60! Les journées étaient parfois un peu longues, dans les bottes de mon père et de mon grand-père! Mais, rapidement, je me suis retrouvé à la hauteur avec des jambes de teen-ager qui allait bientôt me faire voir le monde du haut de mon mètre 82!
Il faut dire que c’était dans les années 60! Les journées étaient parfois un peu longues, dans les bottes de mon père et de mon grand-père! Mais, rapidement, je me suis retrouvé à la hauteur avec des jambes de teen-ager qui allait bientôt me faire voir le monde du haut de mon mètre 82!
La pratique de la chasse d’alors, tenait compte d’un principe fondamental: Ne prélever que ce qu’un territoire naturel est capable de régénérer en une année!
Le site, devenu réserve naturelle, est géré actuellement par EDEN 62.
Le site, devenu réserve naturelle, est géré actuellement par EDEN 62.
(Dornes d’Heuringhem, Artois flamand)

